Diamantino de Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt. Vu ce mercredi dans l'excellent cinéma Eldorado de Dijon.

Nous étions 2 dans la salle. A 18 heures 20, il est vrai. Ce n'est pas forcément le meilleur horaire. Mais le film était déjà programmé la semaine dernière à des heures plus "grand public".

J'en ai entendu parlé dans l'emission La Dispute d'Arnaud Laporte sur France-Culture.

Diamantino, donc.Cela commence presque comme un documentaire sur un footballeur portugais de génie qui raconte ce qui lui arrive en voix off.

Mais très rapidement, tout devient loufoque. En moins d'un quart d'heure, le génie du football est déchu, il est surveillé par les services financiers, embrigadé dans un complot nationaliste et fasciste, transgenré par une savante folle, confronté aux réfugiés africains, emmerdé par ses deux soeurs jumelles qui n'en veulent qu'à son fric, manipulé par une fliquette financière, chamboulé par la mort de son père, etc, etc...

On frôle la série B et le kitch sublissime. Le pauvre Diamantino qui ne connaît rien à la vie sinon le foot, tombe de haut en entrant dans la vraie vie. Enfin vraie vie, c'est vite dit vu l'invraisemblance de ce qui va lui arriver.

On sort de la salle soit conquis soit complétement déboussolé.

A voir pour vous faire votre idée.

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