deloin

jeudi 13 décembre 2018

Pierre précieuse

Diamantino de Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt. Vu ce mercredi dans l'excellent cinéma Eldorado de Dijon.

Nous étions 2 dans la salle. A 18 heures 20, il est vrai. Ce n'est pas forcément le meilleur horaire. Mais le film était déjà programmé la semaine dernière à des heures plus "grand public".

J'en ai entendu parlé dans l'emission La Dispute d'Arnaud Laporte sur France-Culture.

Diamantino, donc.Cela commence presque comme un documentaire sur un footballeur portugais de génie qui raconte ce qui lui arrive en voix off.

Mais très rapidement, tout devient loufoque. En moins d'un quart d'heure, le génie du football est déchu, il est surveillé par les services financiers, embrigadé dans un complot nationaliste et fasciste, transgenré par une savante folle, confronté aux réfugiés africains, emmerdé par ses deux soeurs jumelles qui n'en veulent qu'à son fric, manipulé par une fliquette financière, chamboulé par la mort de son père, etc, etc...

On frôle la série B et le kitch sublissime. Le pauvre Diamantino qui ne connaît rien à la vie sinon le foot, tombe de haut en entrant dans la vraie vie. Enfin vraie vie, c'est vite dit vu l'invraisemblance de ce qui va lui arriver.

On sort de la salle soit conquis soit complétement déboussolé.

A voir pour vous faire votre idée.

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diamantino2

 

 

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vendredi 2 novembre 2018

Service de suite

Quelques jours à Montpellier. Très jolie ville. On logeait dans le centre ancien, sous les toits. Un loueur extrêmement gentil et prévenant et beau garçon, en plus. Dans le centre ancien, il y a beaucoup de boutiques, un peu pour les touristes, un peu pour les bobos, mais il y a encore quelques vieilles épiceries et quincailleries qui ont fait mon bonheur, visuel et olfactif, au moins.

Mais alors un froid de canard. Lundi, on a voulu aller voir la mer. Tram 3 jusqu'à l'arrêt "Étang de l'Or", terminus de la ligne. On comptait faire les derniers hectomètres jusqu'à la plage à pied. Il faisait tellement froid et mauvais, qu'on a fait le tour de l'abribus (de l'abritram) et on est remonté dans la rame qui n'était pas encore repartie...

De retour en ville on est allé se mettre à l'abri à la librairie Sauramps. Au rayon "Asie", j'ai trouvé deux livres de littérature coréenne.

sokchodernière de couverture :

A Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune Franco-coréenne qui n'est jamais allée en Europe rencontre un auteur de bande dessinée venu chercher l'inspiration depuis sa Normandie natale. C'est l'hiver, le froid ralentit tout, les poissons peuvent être venimeux, les corps douloureux, les malentendus suspendus, et l'encre coule sur le papier, implacable : un lien fragile se noue entre ces deux êtres aux cultures si différentes. Ce roman délicat comme la neige sur l'écume transporte le lecteur dans un univers d'une richesse et d'une originalité rares, à l'atmosphère puissante.

 

 

 

 

 

hwangdernière de couverture :

Gros-Yeux a quatorze ans lorsqu'il arrive avec sa mère dans l'immense décharge à ciel ouvert de Séoul. Là vivent pas moins de deux mille foyers, dans des cahutes accrochées au flanc de la montagne d'ordures, en une société fortement hiérarchisée dont le moindre aspect - travail, vêtements, nourriture, logement - provient des rebuts du monde extérieur.

Gros-Yeux se lie d'amitié avec un garçon disgracié, un peu simple d'esprit, qui lui fait découvrir les anciens habitants du site, ou plutôt leurs esprits bienveillants, lorsque l'île de la décharge était encore une terre vouée aux cultures agricoles et aux cultes chamaniques. Car ce sont les êtres démunis, abandonnés des hommes, enfants, marginaux, infirmes, qui entretiennent la mémoire de ce qui n'est plus, l'étincelle du vivant là où tout se périme et se corrompt. Ils communiquent avec l'invisible, un monde où tout respire et vit ensemble.

Hwang Sok-yong ne donne pas de leçons, non, il donne à voir. Des images se lèvent et ne nous quittent plus. A l'opposé d'une logique marchande où les choses sont destinées à une rapide destruction, ces images nées du pouvoir des mots ne s'altèrent pas, continuent à briller dans notre imaginaire.

J'ai lu le premier. J'attaque le deuxième ce soir. Je suis content de retrouver un peu de la Corée. En plus une amie coréenne m'a offert le dernier J.-M.-G Le Clézio :

bitnadernière de couverture :

Parce que le conte peut faire reculer la mort, Bitna, étudiante coréenne sans un sou, invente des histoires pour Salomé, immobilisée par une maladie incurable.
La première lutte contre la pauvreté, la seconde contre la douleur. Ensemble, elles se sauvent dans des récits quotidiens ou fabuleux, et bientôt la frontière entre réalité et imaginaire disparaît.
Un roman qui souffle ses légendes urbaines sur la rivière Han, les boulevards saturés et les ruelles louches.
Sous le ciel de Séoul se lève « le vent de l’envie des fleurs »...

 

 

 

 

Me voilà occupé jusqu'à la fin du week-end avec ce petit retour au Pays du Matin Calme....

 

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vendredi 19 octobre 2018

Un morceau de soleil dans la bouche...

Retour à Dijon ...!

Vu dans "Tu mitonnes", la chronique culinaire de Libé :

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mercredi 17 octobre 2018

Lost in translation (alone)

Eh ben voilà. Comment dire, expérience extraordianaire vécue ces derniers jours....

Cinq jours en Corée du Sud. C'est peu, mais c'est déjà beaucoup...

J'ai donc participé à un symposium ayant pour thème : "Low Fertility and Aging Society" à l'université de Séoul pour un public d'enseignants et d'étudiants coréens. Participaient également une universitaire de Singapour, un chercheur de Kiel en Allemagne et un philisophe de l'éducation de Zurich. Autant vous dire que je n'en menais pas large. Pour tout ce petit monde, la routine, pour moi une découverte, bien entendu.

NSUEh ben je dois dire, modestement que je ne m'en suis pas si mal sorti.... Je suis intervenu le dernier. Avantage : on sait tout, inconvénient : tout ou presque a été dit.... J'ai donc abordé le problème du point de vue de la relation enfants/personnes âgées et des interconnexions que nous mettions en place au collège pour faire ces échanges. Quelques photos à l'appui et hop, l'affaire est dans le sac. Après les exposés universitaires et hyper techniques de mes "collègues", mon intervention plus décontractée a séduit tout le monde. Confirmation reçue ce matin par mon interprète qui m'a envoyé un petit message de félicitations.....

Je suis prêt à recommencé dès que c'est possible...!

Au-delà de ça, surpris quand même ! Il sont du pognon les coréens.... Transfert en train jusqu'à Roissy, aller-retour en avion, transfer à l'hôtel, chambre, repas, tout cela pris en charge pour une conférence de 3 heures dont ma participation d'une petite demi-heure en raison de la traduction simultanée.... Ça fait un peu cher la minute....

J'ai quand même eu le temps de baguenauder 2 jours dans les rues de Séoul. Etrange impression d'être dans une ville aux dimensions différentes des notres, au milieu d'une population presque exclusivement asiatique et dans une langue qui m'est totalement inconnue. Heureusement beaucoup de choses sont traduites en anglais. En plus j'ai (par hasard of course) évité les quartiers plus internationaux. Une immersion dépaysante au possible, donc.

Les coréens sont dans l'ensemble très gentils, mais très attachés aux conventions sociales. La marque de ce respect c'est l'angle que fait le corps au moment où ils vous saluent. Un collègue = mouvement de tête, un supérieur = le torse se plie à 45 degrés, moi j'avais droit à l'angle droit.... Impressionnant.

Bien entendu une avancée technologique époustouflante. Tout le monde à un oeil en permanence sur le smartphone... Du wi-fi partout, des applications pour tout et n'importe quoi. Aux passages piétons, s'il y en a un qui passe quand c'est rouge, il se fait fusiller du regard par 50 personnes qui attendent le petit bonhomme vert, même s'il n'y a aucune voiture à l'horizon... 

Enfin, bref. Je n'ai qu'une envie, y retourner pour un plus long séjour.

 

 

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mercredi 10 octobre 2018

Il m'arrive de ces trucs....

Ben voilà, j'étais encore pas en retraite, que je suis contacté par une amie coréenne (du sud...).

Elle me propose de participer à un colloque sur l'"aging" (le vieillissement en français) à l'université de Séoul en Corée (toujours du sud).

Les coréens ont un problème. Ils passent leur vie à bosser comme des malades et quand arrive le moment d'arrêter, ils ne savent plus quoi faire. Le taux de suicide chez les plus de 60 ans est effrayant parait-il. En plus, malgré le fait de travailler beaucoup, ils ont de toutes petites retraites. Certains commettent même des petits larcins, histoire de se faire mettre en taule où ils pourront manger et être hébergés sans frais...! Le gouvernement coréen cherche des solutions et regarde ce qui se fait ailleurs, d'où ce colloque. En gros, je vais leur expliquer que chez nous, dès qu'on a un boulot, la première chose qu'ont fait c'est penser à la retraite et la préparer bien avant qu'elle n'arrive. Ça va leur faire un choc....

Donc me voici dans les préparatifs pour passer 4 jours à Séoul. Départ en fin de semaine. Bien entendu, je ne parle pas un traitre mot de coréen et mon anglais aurait besoin d'un bon dépoussiérage... Heureusement, j'aurai une interprête.... C'est l'université de Séoul qui prend tout en charge. Ça fait quand même cher pour 3 heures de symposium, non ?

Je vous raconte tout cela dès que possible...

Capture d’écran 2018-10-10 à 11

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mardi 2 octobre 2018

Salut

Bien entendu, j'en ai plein la playlist de mon smartphone que j'écoute à fond dans la voiture...

Bien entendu, forcément il y a toujours un morceau qui correspond à un moment de ma vie...

Bien entendu, je vais encore et encore m'en mettre plein les oreilles pendant longtemps...

aznavour_1

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dimanche 30 septembre 2018

Ça y est ...

... à 23 heures 59 ce soir, je serai officeillement en retraite... Depuis la fin du mois d'août, j'étais, disons en pré-retraite.

Ce mois de septembre je ne l'ai pas vu passé. Je partage mon temps entre la ville et la campagne. Chèrétendre travaille encore (au moins 5 ans !), et nous avons gardé un petit pied à terre en ville et je me paratge entre les deux adresses. Elle a réussi à faire aménager (un peu) son emploi du temps ce qui lui permet de venir avec moi au vert pour des ouiquendes de 3 jours. 

Je me suis déjà fait enrôler par des copains dans deux associations pour prêter main-forte. Il faut que je fasse attention à ne pas me laisser bouffer... 

Il y a aussi un projet qui se profile pour dans quelques jours, si ça se concrétise je vous en reparlerai.

En tout cas à la fin du mois d'octobre c'est une semaine à Montpellier qui nous attend. Bizarrement je n'y ai jamais séjourné. J'ai grandement envie.... A suivre.

95%

Les murs ont la parole. Dijon

 

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Joyeux anniversaire petit blog...

Mine de rien, j'ai commencé le 5 novembre 2005.....! 13 ans déjà. Je me revois tapant mon premier message. 

Bien sûr, il y a eu des moments de vide sidéral, pendant presque une année entière, voire deux. Mais bon an mal an, toujours là. Et maintenant que j'ai encore plus de temps libre, je vais pas lâcher l'affaire....

 

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samedi 15 septembre 2018

Wilfred THESIGER

Il y a quelques années, (beaucoup d'années) j'avais adoré un livre, écrit par Wilfred THESIGER édité chez Terre Humaine, qui racontait son séjour chez les arabes des marais entre Tigre et Euphrate quelque part entre la Syrie et l'Irak. Vous vous doutez bien que depuis, la situation géo-politico-militaire de la région a fortement bouleversé la donne. Thesiger y est allé juste avant et juste après la 2ème guerre mondiale, autant dire une éternité vu ce qui s'est passé là-bas depuis.

arabes marais

Ily a quelques temps, je suis tombé sur un article qui reparlait de Thesiger. Une biographie écrite par Christophe MIGEON ches Paulsen-éditeur. J'ai acheté la version numérique pour lire le soir sur la terrasse à la lumière de la lune et des étoiles.

Thesiger a eu une vie quasi exceptionnelle. Anglais un rien aristocratique, né en 1910, il a vécu la plupart de sa vie entre l'est de l'Afrique, l'Arabie puis ensuite l'Asie centrale. Son leit-motiv : aller là où aucun européen n'a encore mis le pied... Et dans ces régions dans les années 30, il y avait encore le choix.

Un peu Corto Maltese, un peu James Bond, un peu Lawrence d'Arabie il a vraiment vécu une vie bien remplie. Sans cependant oublier ses origines anglaises et l'éducation qui va avec. A certains moments on se dit que ça a dû parfois être un sacré "vieux con" rétrograde et "old school", chasseur de lions et d'éléphants sans le moindre remord, mais vivant avec les autochtones et se fondant parmi les populations, sans privilèges si ce n'est celui du passeport anglais et des relations de sa famille. Il passait de baroudeur hirsute à gentleman rasé de près sans le moindre souci.

Tout cela est fort bien raconté, décrit et documenté par Christophe Migeon avec une pointe d'humour bienvenue.

thesiger

 

 

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mercredi 29 août 2018

Les premiers jours...

... du début de ma nouvelle vie.

C'est la première fois depuis 42 ans que je ne me préocupe pas de la rentrée des classes. C'est un sentiment étrange. J'ai vraiment déconnecté en quelques jours. Je pensais (craignais) que cela ne prenne plus de temps. Tant et si bien que je regretterai presque d'avoir programmé mon pot de départ avec les collègues dans une dizaine de jours. J'aurai du faire ça en juillet dernier. 

J'ai rendu les clés de l'appartement et du bureau. La passation de pouvoir avec ma successeure ne s'est pas passée dans la franche camaraderie. Ça a renforcer mon désir de partir vite.

Je reviendrai vendredi matin, mais en loucedé, boire un café en cuisine avec les agents. Pour le moment, ce sont les seuls que j'aurai plaisir à revoir....

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