jeudi 25 septembre 2008
Journée de ouf
Il y a des jours où je n'ai vraiment pas l'impression d'avoir volé la France...
Je suis arrivé au bureau à 7 heures. Petit tour aux cuisines et discussion (très sympa) avec quelques internes petitdéjeunant.
Brin de causette (rapide, rapide) avec la cheffe un peu stressée. Retour au bureau. Téléphone (il est 7 heures 25), une maman m'informe qu'elle est passée hier soir à la gendarmerie because menace et racket envers son fiston (25 euros sinon je te plante la spatule entre les deux yeux...). Descente à la Gengen qui confirme le dépôt de plainte et me demande de descendre (en bagnole, pas au fusil à pompe..) le présumé coupable dans la matinée. Ce sera l'affaire du CPE, car à 9 heures réunion de chefs d'établissements avec l'inspectrice de circonscription et c'est moi qui reçoit... (la cheffe stressée, c'est pour ça..).
La réunion débute. 1/4 d'heure plus tard, coup de fil de la secrétaire. Je dois aller à la Gengen, les parents des 2 loustics sont là et ça chauffe un peu. Je vous prie de m'excuser, Madame, l'inspectrice, mais il faut que je vous quitte ... A la Gengen effectivement ça chauffe. Les deux papas en sont presque venus aux mains. Il a fallu mettre chaque famille dans des pièces séparées. Retour sur la tentative de racket. Bien entendu l'agresseur et surtout son père, jurent leurs grands dieux que ce n'est pas vrai alors que l'autre et sa mère hurlent le contraire. Au bout de 10 minutes, voyant que ça n'avance pas beaucoup, je demande à l'adjudant si je peux m'éclipser. Autorisation donnée, je file. Je reprendrai tout ça en fin d'après-midi. Je retrouve la réunion. 12 heures 30 repas avec les collègues. Enfin, repas, c'est vite dit. La vie scolaire m'informe qu'une gamine vient de s'éclater un genou en tombant dans un escalier. La consolation c'est qu'elle a fait ça toute seule, au moins il n'y aura pas de confrontation avec un présumé agresseur. SAMU, pompiers, etc, etc, etc...
Fin du repas, les collègues regagnent leurs pénates. L'inspectrice fait un peu la gueule, tant pis pour elle (ou pour moi...). A peine le temps d'aller pisser. Autre réunion avec un représentant du Conseil régional, une élue et les élèves délégués au Conseil de Vie Lycéenne. Rencontre intéressante à propos d'un projet pour les lycéens. Une heure de travail constructive. Un vrai plaisir.
La Gengen rappelle (décidément, ils s'accrochent sur ce coup là...). Les deux mecs sont retournés en classe mais l'affaire semble plus compliquée. Les gendarmes ont trouvé un peu de shit sur l'agresseur présumé... Les deux gars retournent au poste avec le CPE qui remonte un peu plus tard seul. Les parents iront les rechercher plus tard.
Coup de téléphone du père de l'estropiée qui se plaint de ce que la chute de sa fille a pu être causée par un escalier en "mauvais état"... Là, je m'assois et je pleure... Non, je rigole (enfin pas trop quand même...). Rendez-vous est pris demain matin pour explication.
C'est à ce moment qu'un prof m'apporte un rapport concernant un gamin. Révélations à la récré. Et hop, procédure de signalement d'enfant en danger... Une heure de rang pour traiter tout ça. Il est 18 heures. Je lis le courrier... du matin. Une ou deux réponses (y'a plus de secrétaires depuis belle lurette...) et quelques mails plus loin, il est 19 heures. Soudain un grand vent de lassitude me fait frissonner (c'est beau, hein...!) et je décide d'arrêter pour aujourd'hui. Rideau.
vendredi 19 septembre 2008
Celui-là ...
... je ne l'avais encore jamais reçu :
Bonjour
Tres Chér
Nous sommes un groupement à vocation coopérative de jeunes travaillant dans des mines d'exploitation traditionnelle,d'or et de minerais de fer.
Nous souhaitons avoir une clientèle sérieuse et régulière dans le monde afin de prospérer dans notre domaine d'activité.
Nous disposons présentement de quelques centaines de kilogrammes d'or que nous voudrions acheminer vers l'Europe et d'autres pays du monde.
Nous attendons votre réponse. QUE DIEU BENISSE NOTRE COLLABORATION.
LE PRESIDENT.
Moi, j'ai deux dents du même métal et j'emmerde pas le monde avec...
mercredi 17 septembre 2008
Ne rien donner aux....
Vu dans un canard local...
Les bambins de la maternelle de la H**** à L*** sont trop
sollicités durant leurs récréations. Certaines personnes ont pris la
mauvaise habitude de leur proposer des bonbons, du pain ou des gâteaux.
Maryline S**********, directrice de la maternelle de la H**** à L***,
et ses collègues enseignantes sont en état d’alerte pour protéger leurs
103 enfants qui, en récréation dans la cour et bien que sous
surveillance maximum, sont attirés par certaines personnes. «
Âgées pour la plupart qui ont pris la mauvaise habitude de leur donner
des bonbons, du pain ou des gâteaux. Et ce depuis la fin de l’année
scolaire précédente ».
Inquiète à juste titre, la directrice qui a posé le problème aux maîtresses et aux parents explique :
« Cette façon de procéder n’est pas anodine et peut mettre en péril la
santé et même la vie de l’enfant qui sont plus enclins à accepter ces
présents depuis qu’ont été supprimées les collations en classe. Bien
qu’avertis, ils restent des petits peu conscients des dangers qu’ils
courent. Le grillage les protège certes des intrusions et les empêche
de se sauver mais il est facile de leur tendre la main et de leur
glisser un bonbon par exemple ».
Alors, à défaut de demander
une fermeture opaque de la cour qui donne sur la rue, ce qui serait
préjudiciable, Maryline, en bonne gouvernante, préfère prévoir. Après
concertation avec ses collègues et les parents d’élèves la directrice a
décidé de poser des pancartes portant les mentions : « Interdiction de donner des bonbons aux enfants. Risques graves de suffocation et d’allergies ».
Et ce n’est pas de gaieté de cœur car une cour de récréation n’est pas un zoo ! Et de conclure : «
Oui, beaucoup d’enfants présentent des allergies diverses, les risques
de suffocation sont l’un de nos soucis car un petit se sentant en faute
peut ingurgiter très vite un bonbon avec les risques que l’on connaît ». Et d’ajouter : « L’enjeu est trop important et je n’ose même pas penser à un acte d’une personne mal intentionnée… »
dimanche 14 septembre 2008
Quand vient la fin de l'été...
Ils me regardaient tous d'un air goguenard, les habitants du village, enfin les vrais, les paysans du cru, quand je plantais mes fleurs, bien en retard par rapport à eux. Effectivement, ils n'avaient pas tort. Avec le temps pourri de ce printemps, pas grand chose n'est sorti. sauf ça :
Et comme j'ai planté en retard, il n'y a plus que chez moi qu'il y en a. Et quand il fait beau (p'tain, les sacs d'eau qui sont tombés hier), comme aujourd'hui c'est un ravissement. Même les bourdons viennent chercher les dernières provisions avant l'hiver...
mardi 9 septembre 2008
Dommages collatéraux ...
Après le repas de midi, je m'en retournais tranquillement dans mon bureau quand le bruit d'une vitre qui se brise et éclate en mille morceaux au sol retentit...
Instant bizarre où le brouhaha des élèves dans la cour cesse d'un coup et où tout le monde s'interroge sur la provenance de l'incident.
Kevin, grand dadais de 2ième année de CAP maçon (et quand je dis grand dadais, je suis en dessous d'une vérité que je n'ose exprimer ici...) a vu une guêpe sur une des vitres du réfectoire. N'écoutant que son courage et de façon chevaleresque il a simplement voulu écraser la dite guêpe à coup de poing... Ce qui fut "pensé" fut fait.... Résultat, la vitre au sol, le bras coupé sur 5 centimètres et le sang qui gicle sur les tables et dans les assiettes des autres élèves... avec force hurlements des demoiselles qui assistent à l'action héroïque du grand con dadais en question, et une qui ne trouve rien de mieux à faire que de tomber dans les pommes en voyant le sang couler gentiment sur son assiette. Pompiers, ambulance, etc, etc, etc, Merci Kevin, qui s'en sort avec 13 points de suture sur l'avant-bras.
Et la guêpe vole toujours...!
mercredi 3 septembre 2008
Brêves de salle des prof...
Je ne bosse pas le vendredi, dix ans que j'en rêvais !
oooOoo
Tu parles, c'est ceux qui en foutent le moins qui sont les mieux servis !
oooOooo
Me dit pas que Kevin est encore là, il devait pas aller en apprentissage ?
oooOooo
Le nouveau prof de sport, tu crois qu'il est gay...?
oooOooo
Tiens, j'ai vu Jennifer pendant les vacances, non pas celle là, celle qui était en CAP. Elle est enceinte.
oooOooo
Le gars qui tond la pelouse, il a pas l'air très net.
oooOooo
J'ai l'impression que j'ai pas eu de vacances !
oooOooo
Putain, y'a déjà plus de café ! Faites chier !
oooOooo
Le photocopieur marche ? Non...! tu déconnes !
oooOooo
T'as vu, y vont fermer la CAM¡F !
oooOooo
lundi 1 septembre 2008
Tu le crois, ça...
Ce matin, je suis donc arrivé tôt, très tôt même. A 7 heures moins le quart j'étais en cuisine, saluer la cheffe. A peine le temps de rentrer dans mon bureau coup de fil de la même cheffe : tout a sauté, il n'y a plus de jus dans le bâtiment de la demi-pension ni dans la cuisine.... Voilà, moi qui croyais attaquer l'année cool, c'est reparti comme en 40...!




